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Rencontrez Équipe Canada : Une deuxième présence égale une deuxième chance pour Regan Yee de Trinity Western

Katie Maryschuk

En anticipation de l’Universiade d’été 2017, qui se déroulera à ville de Taipei du 19 au 30 août, U SPORTS profite de son communiqué hebdomadaire « Rencontrez Équipe Canada » pour vous présenter les athlètes qui arboreront la feuille d’érable.   

Rédemption. Prise 2. Une deuxième chance.

Appelez ça comme vous voudrez, mais Regan Yee fait un retour aux Jeux de la FISU. L’Universiade d’été n’a pas de secret pour elle — il y a deux ans, elle a terminé septième au 3000 — mètres steeple à Gwangju, en Corée du Sud.
 
« Lorsque j’y suis allée il y a 2 ans, j’étais plutôt sous l’effet du choc et de la surprise d’avoir fait l’équipe ; j’étais simplement folle de joie d’être là », explique Yee. « Bien sûr, je voulais être compétitive dans la course, mais je ne faisais que partie du peloton. »
 
Avec une septième place, Yee s’est sentie un tout petit peu plus audacieuse, un peu plus confiante et elle est repartie avec un goût, une attirance pour la compétition internationale.   
 
S’entraînant actuellement et se préparant à concourir pour l’équipe d’athlétisme des Spartans de Trinity Western, Yee entrevoit ces jeux comme l’occasion rêvée non seulement d’enrichir son répertoire international de compétition, mais de s’emparer d’une nouvelle course. Après s’être établie, ces dernières années, en steeple, elle a décidé, avec l’approbation de l’entraîneur en endurance des Spartans, Mark Bomba, qu’il était temps de se concentrer sur le 1500 m.  

« Cette année, nous avons décidé de la faire courir de plus nombreux 1500 que de 3000 m steeple », de dire Bomba. « Elle avait besoin à la fois de l’entraînement et des expériences de course qu’elle n’avait pas encore connus. »
 
Contrairement à tous les autres étés, son volume de courses s’est développé grâce à de compétitions à travers le nord-ouest du Pacifique, de même qu’à Portland, Ottawa et, aussi récemment que la semaine dernière, à Philadelphie. Plusieurs courses de 800 mètres ont également fait partie de son palmarès cet été, simplement comme exercice et comme moyen d’accroître sa vitesse.

Au-delà des préparatifs, par contre, Yee souligne que sa sélection à ces jeux est à la fois cruciale et naturelle dans sa progression à titre d’athlète.
 
« Jusqu’ici, dans ma carrière en athlétisme, j’ai suivi un parcours plutôt traditionnel », affirme Yee. « Je me suis qualifiée pour les Pan Am juniors, puis les Mondiaux juniors et, l’été dernier, j’étais au M23 (Championnat regroupant l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale et l’Association sportive des Caraïbes). Il était donc logique pour moi, dans mon cheminement, que les jeux de la FISU soient mon prochain défi. » 

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Retournons un instant à l’été 2016, alors que Yee a vu une chance de faire l’équipe olympique de Rio. Malgré cette possibilité et la chance de se présenter aux essais canadiens, où elle s’est classée quatrième, les compétitions de l’été dernier et le fait de ne pas s’être rendue à Rio se sont avérés une bénédiction.
 
« (L’été dernier au NACAC) m’a vraiment mis le vent dans les voiles… puis, cet été, il aurait été naturel de progresser aux championnats mondiaux. J’espère bien faire aux jeux de la FISU, ce sera la prochaine étape avant de me rendre à un sommet plus haut, tel que les jeux du Commonwealth. »

Lorsqu’on course aussi souvent et pour aussi longtemps que l’a fait Yee, la patience est la clé ; la confiance dans le système et dans le programme qui a été tracé pour toi est primordiale. En même temps, un sentier vers quelque chose de plus grand et l’environnement qu’offre Taipei, la ville hôtesse de l’Universiade, représentent des conditions idéales. Pas encore sur la scène tonitruante des championnats mondiaux, mais fin prête à affronter les défis de la compétition internationale, Yee entrevoit ces Jeux comme la meilleure chose qui puisse arriver à une athlète universitaire :  
 
« Nous sommes tous des étudiants universitaires », souligne-t-elle. « C’est toujours, en grande partie, une question d’expérience et tu es là pour t’amuser. Je pense que c’est la façon parfaite de goûter à la compétition internationale et d’imaginer ce que seraient les Olympiques ; ça t’ouvre l’appétit pour ce qui va venir. »

Ajoute l’entraîneur Bomba : « Toute chance qui se présente à quelqu’un de se mesurer à un différent niveau de compétition contribue au progrès de cet individu… dans le cas de Regan, le fait qu’elle a la chance de vivre cette expérience une deuxième fois (à l’Universiade) n’est plus quelque chose de «  nouveau et brillant” ; elle est maintenant une “vétérane” de l’équipe. »
 
Avec une Universiade derrière elle, un été de course constante et engagée, Yee est prête à prouver qu’elle est au sommet de son art. Bien que l’expérience de voyager à Taipei avec d’autres Canadiens ne deviendra jamais redondante, la native de South Hazelton, C.B. compte bien courir une compétition précise et bien planifiée.

« Cette année, je sens définitivement que je l’ai bien méritée et que je peux me démarquer dans cette course », dit la vétérane de Trinity Western. La surprise de cette première expérience de la FISU, d’avoir été sélectionnée, est derrière moi ; cette année, c’est du gros sérieux. »
 
Yee amorce son tir pour le podium dans la première ronde de qualification pour le 1500 m le 25 août à 10 h 45, HNE.