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Faites connaissance avec vos entraîneurs de U SPORTS : Greg Puhalski, Wilfrid Laurier Golden Hawks

L’équipe U SPORTS

Tout au long de la saison 2017-2018, U SPORTS s’entretiendra avec un athlète, un entraîneur, et un membre du personnel clés de chacun de ses programmes sportifs dans le cadre de notre nouvelle série d’entrevues « Faites connaissance avec… ».Puhalski_Greg_MHKY.png (80 KB)

1. Comment en êtes vous venu à entraîner pour la première fois ? Quel a été votre parcours jusqu’à ce poste d'entraîneur-chef à l’Université Wilfrid Laurier ? 

Après avoir terminé mes études universitaires (quatre ans à Laurier et un an à l’Université de l’Ohio), j’ai joué au hockey professionnel pendant trois ans pour le Toledo Storm de la ECHL (ligue de hockey de la conférence de l’est). Pendant mes deux dernières années avec Toledo, j’étais joueur/entraîneur adjoint auprès de l’entraîneur-chef, Chris McSorley. Après avoir remporté deux championnats consécutifs à Toledo en 1993 & 1994, McSorley a accepté un autre poste et je me suis retrouvé entraîneur-chef du Toledo Storm à l’âge de 29 ans. Il y a maintenant 24 ans que je suis entraîneur-chef, dont les huit dernières années ici à Laurier.

2. Qui sont les gens qui vous ont le plus influencé en tant qu'entraîneur ?

Ma conjointe Ali m’a le plus influencé dans mon coaching. J’ai été entraîneur dans six différentes villes depuis 1994 (Toledo, Ohio ; Port Huron, Michigan ; Fort Wayne, Indiana ; Chicago, Illinois ; Wheeling, West Virginia; et Waterloo, Ontario). J’ai fait la connaissance de Ali à Toledo et elle m’aide à croître à titre d’entraîneur depuis ce moment-là.

3. Comment décririez-vous votre style de coaching?

Mon style de coaching est direct et honnête. Au hockey de Laurier, mon objectif est que nos joueurs persistent dans leur croissance. Cela veut dire être constamment en apprentissage, en ce qui te concerne toi-même, sur et à l’extérieur de la glace. Je veux des joueurs d’équipe qui veulent s’améliorer.

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4. Quel entraîneur admirez-vous le plus, et pourquoi?

L’entraîneur que j’admire le plus est Bill Belichick des Patriots de la Nouvelle-Angleterre de la LNF. Ses cinq Super Bowls et les nombreux succès de son équipe sont extraordinaires. Mais, encore plus important, il donne le crédit aux joueurs qui donnent tout ce qu’ils ont. Il a réussi à inculquer à son équipe qu’ils ont tout ce qu’il faut pour gagner des matches de football. Les joueurs et les entraîneurs adjoints (sauf Tom Brady) peuvent changer, la méthode Belichick — elle — perdure. J’aime ce qu’il représente.

5. Quelle est la chose la plus imprévue que vous ayez faite en tant qu’entraîneur?

Alors que j’en étais à ma troisième année comme entraîneur-chef à Toledo, j’ai enfilé l’uniforme et participé au match (je n’avais pas joué depuis trois ans). Nous étions à court de joueurs (10 patineurs) alors je sentais qu’il me fallait jouer. La chose la plus drôle que j’ai fait faire à notre équipe, alors que j’entraînais à Fort Wayne : 15 minutes avant un entraînement, j’ai mis tous les numéros des joueurs dans un chapeau et demandé à chacun de piger un numéro d’un coéquipier. Je leur ai tous dit que dès qu’ils arrivaient sur la glace, ils devaient se comporter, patiner, lancer au but et effectuer une passe exactement comme le joueur dont ils avaient pigé le numéro. C’était tout comme un sketch d’impro. Chaque joueur a fait un sketch de 30 secondes. C’était hilarant, tout le monde riait à se rouler par terre ; les gars étaient vraiment bons. Ce fut une belle expérience de camaraderie et une occasion pour moi de constater à quel point les gars étaient proches entre eux.  

6. Quel est votre plus grand moment ou votre plus belle réussite en tant qu’entraîneur?

Mon meilleur exploit, ma plus grande réussite, comme entraîneur, a été de remporter un championnat d’équipe à Fort Wayne. Notre saison a pris un tout autre tournant à la mi-décembre alors que notre gérant de l’équipement de 42 ans, Joe Franke, a dû s’engager dans le filet à cause d’une blessure à notre gardien partant. Joe a été notre renfort d’urgence ce soir-là parce que notre autre gardien de but avait été rappelé par la Ligue américaine de hockey. Le match s’est poursuivi en prolongation, Joe a contré 3 des 4 tirs sur but dans la fusillade et nous avons compté sur 2 des 4 pour remporter le match. À la suite de ce match, la confiance régnait !

7. Quel est le meilleur conseil que vous puissiez donner à un athlète ou à ses parents? 

Le meilleur conseil que je puisse donner à un athlète c’est de se comparer à lui-même. Continue de hausser ta propre barre. Tu perds ton temps en te comparant à d’autres.

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(Credit: Kha Vo)

8. Comment avez-vous changé en tant qu’entraîneur au fil du temps? Quels principes, quelles valeurs sont resté(e)s identiques?

Au fil des ans, comme entraîneur, mes principes en matière d’effort et de compétitivité sont demeurés les mêmes. Travailler et concourir ne sont pas négociable. Tu le fais ou tu ne le fais pas. Chaque équipe travaille fort alors, si tu veux avoir une chance, il te faut avoir une éthique de travail. Je crois que je suis en changement perpétuel, d’une certaine manière, dans mon rôle d’entraîneur. Ta perspective et ton expérience sont tes guides. Je prends plaisir à apprendre de nouvelles choses au sujet du hockey. Les choses ont indéniablement changé depuis mes débuts derrière le banc. Il est différent, aussi, d’entraîner des joueurs professionnels et des joueurs d’âge universitaire ; il te faut donc adapter tes méthodes de communication en conséquence.

9. Qu’aimez-vous faire lorsque vous n’êtes pas en train de coacher?

J’aime jouer au golf avec des amis, assister aux activités sportives de ma fille, regarder le football, les courses de chevaux, et une bonne série Netflix

10. Quelle est la chose la plus embarrassante qui vous soit arrivée en tant qu’entraîneur?

Le moment le plus embarrassant, comme entraîneur, est survenu sur la route à mes débuts comme coach. J’ai décidé de faire une sieste avant un match et je suis passé tout droit. Je suis arrivé à la patinoire alors que nos joueurs étaient déjà sur la glace pour l’échauffement. Je n’avais pas d’adjoint à ce moment-là. Les joueurs se demandaient où j’étais passé. Je me suis trouvé une faible excuse. Heureusement, nous avons remporté la victoire ce soir-là.