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Byron MacDonald des Varsity Blues : le candidat tout indiqué pour recevoir le Prix d’excellence aux entraîneurs Jean-Marie De Koninck

Matt Vocino

Pour la plupart des gens, le mot « lundi » a une connotation négative, car il évoque le début d’une énième semaine de travail frénétique. Mais si vous pensez que c’est le cas pour l’entraîneur de natation des Varsity Blues de Toronto, vous vous trompez.

 

« En fait, j’ai hâte à lundi parce que j’ai la chance de faire quelque chose que j’aime », dit MacDonald.

 

Ancien nageur ayant représenté le Canada sur la scène internationale ainsi qu’aux Olympiques, MacDonald a débuté sa carrière d’entraîneur en 1976 avec les Lions de York. Il avait appris qu’un poste était ouvert, après avoir échoué à la qualification pour les Olympiques de Montréal. Entraîneur relativement peu expérimenté, il a travaillé brièvement à l’Université York, où il a pris sous son aile l’équipe de natation — à l’époque 24e au classement U SPORTS — et en a fait la troisième au pays. Il est ensuite passé dans le camp adverse, devenant entraîneur à l’Université de Toronto en 1978.

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C’est alors qu’il était entraîneur pour les Varsity Blues que sa carrière a pris son envol, au gré de ses très nombreuses réussites, oui, mais surtout à mesure qu’il assimilait une leçon importante.

 

« Quand je suis arrivé à l’Université de Toronto, tout s’est mis en place merveilleusement et c’est devenu évident que je voulais être entraîneur et le rester pour toujours. »

 

En tant que membre de l’équipe de natation de l’Université de Toronto, MacDonald a connu une illustre carrière, remportant à de nombreuses reprises les prix d’excellence décernés par Sports universitaires de l’Ontario (SUO) et U SPORTS, menant ses équipes à 58 championnats (31 pour les hommes et 27 pour les femmes) et à 24 bannières nationales (15 pour les femmes et 9 pour les hommes), tout en entraînant plus de 200 nageurs vers le titre d’Étoiles académiques canadiennes et en conduisant plus de 70 autres vers leur équipe internationale respective.

 

Pour certains, le plus important ce sont les honneurs. Or, ce qui a poussé Macdonald à maintenir si longtemps son engagement à titre d’entraîneur, ce ne sont ni les médailles ni les trophées.

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« Voir la joie dans le visage des athlètes qui, après s’être fixé un objectif et après s’être astreints à l’entraînement, savourent le succès au bout du compte, voilà qui me suffit, dit MacDonald. C’est d’accompagner ces athlètes tout au long de leur parcours qui fait mon bonheur. »

 

L’un des athlètes que MacDonald suit depuis 2014 est la grande vedette canadienne Kylie Masse. Ces quatre dernières années, il a consacré un nombre incalculable d’heures, à tout moment de la journée, pour entraîner ce jeune phénomène, récipiendaire du Prix BLG de l’athlète féminine de l’année 2016, remis par U SPORTS, et l’amener à donner le meilleur d’elle-même. À travers leur collaboration, MacDonald a pu voir sa protégée établir un nouveau record mondial du 100 m dos aux Championnats du monde de la Fédération internationale de natation (FINA), tenus à Budapest en 2017, et remporter la médaille de bronze dans la même discipline, cette fois aux Jeux olympiques d’été de 2016, célébrés à Rio. En fait, MacDonald a eu l’occasion de suivre l’évolution de Masse et d’autres athlètes à partir de la cabine des commentateurs, à titre d’analyste sportif pour le compte de CBC Sports, autant pour les événements nationaux qu’internationaux, et ce durant des décennies.

 

Pour la constante excellence de son travail en tant qu’entraîneur, MacDonald a reçu lundi soir le Prix d’excellence aux entraîneurs Jean-Marie de Koninck, au gala 2018 des Prix BLG. Il rejoint ainsi une liste d’entraîneurs d’exception ayant remporté ce prix, depuis la création de celui-ci en 2007. Or l’événement est très spécial pour MacDonald, en raison du lien particulier qui l’unit à de Koninck : un lien fondé sur leur passion commune pour la natation et l’entraînement, tissé au fil de quarante années de collaboration sur le bord de la piscine et dans la cabine des commentateurs.

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« Je vais en Australie, à Beijing, à Barcelone, je m’assieds dans ma cabine, et à deux mètres de moi, il y a Jean-Marie en train de faire le commentaire pour Radio-Canada », dit MacDonald, deux fois récipiendaire du prix Gemini pour son travail à titre d’analyste sportif, lorsqu’il se remémore toutes ces années à côtoyer l’ancien entraîneur de natation de l’Université Laval, aussi ex-commentateur couvrant les Jeux olympiques pour le compte de Radio-Canada.

 

La remise de ce prix à MacDonald fut également spéciale pour de Koninck, lequel se souvient des innombrables conversations qu’il a eues avec l’entraîneur des Varsity Blues, échangeant des stratégies et des trucs pour motiver les athlètes.

 

« Les autres entraîneurs ont toutes sortes de [problèmes]. Ils ont du mal à motiver leurs athlètes seniors, et ces derniers abandonnent », affirme de Koninck, qui a occupé la fonction d’entraîneur, parfois avec MacDonald, parfois contre lui. « Byron parvient à maintenir leur motivation même quand la situation paraît désespérée aux yeux d’un autre entraîneur. Il n’abandonne jamais. Il est toujours prêt à relever le défi. Quand il s’agit d’amener un nageur à donner le meilleur de lui-même pour gagner, Byron est l’homme de la situation. »

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MacDonald a tout fait au cours de sa carrière : de la radiodiffusion à l’entraînement d’athlètes olympiques, en passant par la conquête de trophées et de médailles. Pourtant, il travaille encore aujourd’hui entre 50 et 60 heures par semaine, purement et simplement pour l’amour du sport et des athlètes.

 

« Byron mérite certainement [le prix] », ajoute de Koninck, qui se sent privilégié d’avoir travaillé avec lui aux niveaux universitaire et international. « Je connais d’autres récipiendaires de ce prix. Mais cette fois, c’est parfaitement approprié parce qu’il s’agit d’un entraîneur — un entraîneur de natation, qui plus est — que j’ai toujours admiré. En quarante ans, j’ai vu plusieurs bons entraîneurs canadiens atteindre des sommets, pour ensuite redescendre, en quelque sorte. Byron, lui, est toujours resté au sommet. »

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