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Faites connaissance avec vos entraîneurs de U SPORTS : Rick Plato, Tigers de Dalhousie

L’équipe U SPORTS

U SPORTS s’entretiendra avec un athlète, un entraîneur, et un membre du personnel clés de chacun de ses programmes sportifs dans le cadre de notre série d’entrevues « Faites connaissance avec… ».

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  • Nom : Rick Plato
  • École : Université de Dalhousie
  • Sport : Basketball masculin
  • Poste : Entraîneur-chef
  • Ancienneté : 6e saison
  • École / poste précédent : Entraîneur-chef au Mount Saint Vincent University (25 ans)
  • Ville natale : Ridgeway, Ontario

Comment en êtes-vous venu à entraîner pour la première fois? Quel a été votre parcours jusqu’à ce poste d'entraîneur-chef à Dalhouse?

Après l’obtention de mon diplôme de Saint Mary’s, je suis immédiatement devenu entraîneur adjoint de Gary Heald. Au cours de cette première année en 1981-1982, nous avons remporté le titre du SUA et nous nous sommes rendus à Victoria où nous avons perdu contre un solide équipe de Victoria dans la finale nationale de l’USIC. Après deux années à Saint Mary's en tant qu’entraîneur adjoint, j'ai été coach de basketball pendant plusieurs années au niveau secondaire. Puis en 1988-89, j'ai pris le poste d’entraîneur-chef de l’Université Mount Saint Vincent de l’Association canadienne du sport collégial (ACSC).  Après 25 ans à Mount Saint Vincent et 33 ans d’enseignement à l’école secondaire Charles P. Allen, j’ai pris ma retraite de l’enseignement et je me suis joint aux Tigers pour la saison 2014-15.

Qui sont les gens qui vous ont le plus influencé en tant qu'entraîneur?

Je me dois de mentionner mes parents tout d’abord (Ray et Helen Plato qui ne sont plus avec nous). Ils m’ont inculqué la discipline, une éthique de travail solide et la motivation pour réussir.

Du point de vue du basketball, il y a vraiment une personne qui a joué un rôle déterminant dans mon développement en tant qu’entraîneur. Cette personne est Brian Heaney. « Coach Heaney » a rendu facile ma décision d’aller entraîner à Saint Mary’s. Je le considère comme le plus grand recruteur de l’histoire du sport universitaire canadien et certainement l'une des personnes qui a connu le plus de réussite à ce titre. Il continue d’être mon mentor même aujourd’hui et nous nous rencontrons régulièrement pour discuter de divers aspects du coaching, du jeu et de la vie. Brian Heaney est sans aucun doute la personnalité de basketball la plus influente dans mon développement en tant qu’entraîneur de basketball et connaisseur du jeu.

Mais en réalité, la personne la plus importante qui me permet de me développer et de continuer à entraîner est la personne qui m’accompagne dans toutes ces épreuves, autant dans les victoires que les défaites, en passant par de longs vols et des voyages en autobus à travers le pays… Elle s’occupe de toutes les tâches connexes qui vont de pair avec le coaching et elle me permet d’entraîner, tout simplement. Cette personne est ma femme, Andrea. Elle est l’épine dorsale de l’équipe et fournit l’équilibre et la sérénité qui rendent mon coaching «juste un peu plus facile».

Comment décririez-vous votre style de coaching?

Il y a un certain nombre de principes auxquels j’adhère et que j'encourage chez mes étudiants-athlètes :

  • Être discipliné
  • Bien faire les petites choses
  • Être prêt
  • Se préparer pour le moment
  • Faire preuve d’intensité

Quel entraîneur admirez-vous le plus et pourquoi?

Il y a beaucoup d'entraîneurs formidables du passé et du présent qui sont très faciles à respecter et à admirer pour leurs réalisations et leurs succès. Évidemment, l’entraîneur que j’admire le plus est l’homme que je considère comme mon mentor et l'homme qui m’a motivé à venir en Nouvelle-Écosse. Cet homme est Brian Heaney. Mais aussi, en regardant le succès sur plusieurs années d’entraîneurs comme Mike Krzyzewski, Bill Belichick et Dave Smart, l’on peut vraiment apprécier la façon dont ils ont si bien réussi au fil des ans.

Quelle est la chose la plus non conventionnelle que vous ayez faite en tant qu'entraîneur?

Ce n'est peut-être pas tout à fait non conventionnel, mais dans un match de présaison l'année dernière, quatre joueurs, dont un partant, étaient en retard pour le petit-déjeuner d'avant-match, alors je ne les ai pas habillés. L’équipe que nous jouions était assez redoutable et avait bien battu deux équipes solides avant notre rencontre. Cette équipe serait classée au niveau national en saison régulière. J'ai donc décidé d'envoyer un message sur l’importance de la ponctualité à mes joueurs et de donner aux jeunes joueurs de l'équipe l'occasion de montrer ce qu'ils pouvaient faire.

Eh bien, le plan risqué n’aurait pas pu être plus efficace puisque nous avons réussi nos six premiers lancers de trois points d'affilée et après cinq minutes de jeu, nous étions en avance au score de 25-4 et nous avons remporté la rencontre par 40 points. Cela a certainement envoyé le message qu’il est important d’être à l'heure. Cela a également montré à toute l'équipe que les principes sont plus importants que la victoire. Plus important encore, cette intervention a démontré qu’aucun joueur n’est plus important que le concept de l’équipe et qu’il faut toujours être tenu responsable de nos actions. Cela a fonctionné comme nous avons gagné, et même si nous avions perdu, l'exercice aurait valu les leçons apprises.

Quel est votre plus grand moment ou votre plus belle réussite en tant qu’entraîneur?

 Pour ce qui est de mon plus grand moment en tant qu’entraîneur ou de ma plus grande réussite, il y a vraiment eu beaucoup de moments merveilleux, mais pour être honnête, le grand moment n’est pas encore survenu. Je l’ai presque atteint en mars 2017.

Quel est le meilleur conseil que vous pouvez donner à un athlète ou à ses parents?

Le meilleur conseil que je puisse donner à un étudiant-athlète ou aux parents d’un athlète est assez simple et très honnête. Dans l'ordre, les priorités sont :

  • La famille
  • Les études
  • Le basketball
  • Tout le reste

Dans une université exigeante sur le plan académique comme Dalhousie, la discipline et le rendement scolaire sont essentiels. La réalité est que tout étudiant-athlète peut utiliser le basketball comme moyen de réussir. Je dis aux recrues potentielles et à mes étudiants-athlètes qu’il n’y a pas de substitut au travail acharné et que s’ils ne travaillent pas fort, quelqu’un d’autre le fera et prendra leur place. Que ce soit sur le terrain, en classe ou dans leur vie professionnelle.

Comment avez-vous changé en tant qu'entraîneur au fil du temps? Quels principes / quelles valeurs sont restés identiques?

Au fil du temps, je dirais que je suis devenu un entraîneur plus empathique. Ma récompense en tant qu'entraîneur se traduit souvent par une formidable expérience étudiante pour tous mes joueurs. Mon plus grand sentiment de fierté et d'accomplissement est de regarder mes joueurs obtenir leur diplôme en tant qu’hommes. Les voir arriver, des jeunes garçons impressionnables, et les regarder grandir et mûrir au travers des défis, des pressions et des réalisations qu’ils ne savaient pas qu’ils étaient capables d’atteindre est tellement gratifiant. Avoir du succès dans le vrai monde, devenir des leaders de la société et de la communauté, trouver la motivation pour redonner à la communauté... ce ne sont là que quelques-uns des principes et valeurs que je me suis efforcé de préconiser en 33 ans d’enseignement et quelque 37 années de coaching. Je pousse mes joueurs, car je tiens à eux. Un jour, après leur séjour universitaire sous ma supervision, j’espère que ce seront des pensées et des valeurs qu’ils préconiseront à leur tour.

Qu’aimez-vous faire lorsque vous n'êtes pas en train de coacher?

Quand je ne suis pas en train d’entraîner, je suis un ermite. Je me répète depuis des années que l'enseignement et le coaching rendent les gens antisociaux. Lorsque l’on enseigne et entraîne, l’on est constamment sur scène. Il y a très peu de temps pour soi. Je suis une personne très axée sur les objectifs et, à un jeune âge, j'ai toujours su ce que je voulais. Une maison en rondins, dans les bois, sur un lac. Eh bien, me voilà. Je vis dans les bois, dans une belle maison en rondins conçue par ma femme Andrea. C'est sur un lac, et donc je jardine et je profite de la tranquillité et de la solitude du lac. Un jour, j'espère écrire. J'ai déjà plusieurs idées.

Quelle est la chose la plus embarrassante qui vous est arrivée en tant qu’entraîneur?

Eh bien, dans ma jeunesse lorsque j’étais plus intense, il y a eu un match où l'arbitrage (du moins tel que je l'ai vu) était particulièrement discutable. J’ai regardé la table des pointages et j’ai pensé que je connaissais le point faible de la table. Comme je l’avais fait plusieurs fois par le passé, je suis allé «doucement» frapper le point faible de la table. Malheureusement, cette table (contrairement à d’autres tables) était traversée par une barre d’acier, une barre en acier que je n’avais pas vue. Dès que j'ai frappé cette table avec mon poing, j'ai su que quelque chose n'allait pas. J’ai payé le prix pour m’être emporté : une main cassée et un plâtre pendant plusieurs semaines! C’était plutôt gênant de devoir expliquer pourquoi j’avais un plâtre à tout le monde, mais cela a également été une expérience d’apprentissage précieuse.