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Les joueuses de curling de l’Alberta, grandes voyageuses, cherchent à mettre leur excellente réputation sur la ligne

By Christian Ryan, U SPORTS Communications 

Les Pandas de l’Université de l’Alberta savent que c’est la cible dans le dos qu’elles se dirigent vers Thunder Bay, Ont. 

Non seulement l’équipe féminine de curling fait son entrée aux championnats canadiens de curling U SPORTS comme championnes en titre, mais aussi du curling mondial universitaire comme médaillées d’or à l’Universiade d’hiver 2017. Mais, malgré leurs récents succès et hautes attentes, les Pandas savent que la dynamique de ce tournoi est différente.    

« C’est une nouvelle équipe qui affronte les nationaux » d’expliquer la seconde des Pandas, Kate Goodhelpsen. « Nous prenons ça comme un nouveau départ. Il y a des gens qui s’attendent à ce que nous “revenions”, mais nous refusons de nous imposer cette pression. » 

On ne doit pas croire qu’une nouvelle équipe en est une qui manque d’expérience. Goodhelpsen elle-même est récemment revenue d’une prestation digne d’une médaille de bronze aux championnats juniors mondiaux de curling à Gangneung, en Corée du Sud. Cette occasion de représenter le Canada a été précédée d’une victoire médaille d’or pour l’Alberta lors du championnat junior canadien féminin de 2017. Chacun de ces honneurs a été partagé avec la capitaine des Pandas, Kristen Streifel. Ce jumelage de succès national et international permet aux Pandas de se distinguer des autres équipes. 

« Je crois que ça (expériences préalables) nous donne un gros avantage parce que nous sommes tellement à l’aise entre nous et connaissons bien nos forces et nos faiblesses », d’expliquer Streifel. « Nous sommes en mesure de réellement venir au secours l’une de l’autre sur la glace. Et c’est toujours tellement excitant de retrouver des athlètes avec qui j’ai déjà joué et d’avoir l’occasion de disputer un nouveau championnat avec elles. »   

L’équipe qui s’est emparée du titre U SPORTS en 2016 n’était dirigée par nulle autre que la double médaillée d’or au championnat mondial junior de curling, Kelsey Rocque. Sa fiche de championnats avec les Pandas lui a permis de représenter le Canada et l’Université de l’Alberta à l’Universiade à Almaty, Kazakhstan, le mois dernier. Son expérience mondiale témoigne également de la force du programme de curling de l’Alberta. 

« À 18 ans, je n’imaginais vraiment pas qu’à 22 ans, j’aurais déjà représenté mon pays à trois reprises », dit une Rocque rayonnante. « Ça démontre bien la profondeur de notre programme. Je crois que chaque Panda de notre programme a arboré la feuille d’érable dans son dos. C’est pas mal spécial, quand on y pense. » 

 

Les succès internationaux jouent un rôle primordial dans l’allure du programme des Pandas et elles le réalisent bien.

« Si l’occasion vous est donnée d’endosser la feuille d’érable et de représenter votre pays et que cela ne vous gonfle pas de fierté, je ne sais pas ce que ça prendra », de dire Garry Coderre, le vétéran entraîneur-chef de l’équipe de curling des Pandas qui a été impliqué dans plusieurs succès internationaux avec l’université et ses joueuses de curling. « Il y a encore plus de fierté si, en plus d’arborer le rouge et blanc du Canada, vous portez également le vert et or de l’Université de l’Alberta. »           

À la lumière des récents succès de Rocque et de Coderre, les nouvelles Pandas ciblent Thunder Bay, Ont. et les championnats U SPORTS dans l’espoir d’enrichir leurs déjà illustres carrières au curling. Toutefois, le noyau de leurs chances demeure le même : leur succès repose sur l’excellence qu’a atteinte le programme de curling de l’Université de l’Alberta au fil des années.    

Mis à part le soutien de leur programme des sports et des normes universitaires élevées de l’Université de l’Alberta, dont tous les étudiants-athlètes profitent et où ils excellent, l’influence et l’expérience des Pandas jouent un rôle important. D’avoir vu une athlète telle que Rocque porter le drapeau — pour le curling féminin de l’Alberta, aussi bien que pour l’Équipe canadienne — lors des cérémonies d’ouverture des Jeux de la FISU, ne peut qu’inspirer l’équipe de cette année qui partage ses réalisations et les accolades qu’elle a reçues alors qu’elle se dirige vers la scène universitaire nationale.  

« Kelsey a toujours été mon idole », de dire Goodhelpsen. « D’avoir eu un modèle comme elle lorsque j’étais jeune a fait en sorte que je voulais être exactement comme Kelsey, je voulais remporter ces juniors mondiaux. Je veux faire partie de cette équipe que tout le monde voit, qui gagne toujours et qui est super compétitive ; qui plus est, tout le monde dans cette équipe est tellement gentil ! » 

« Kelsey Rocque a été unique, une personne très, très, très unique », explique Coderre. « Ce serait ridicule que de dire qu’elle n’a pas influencé le programme parce qu’elle a mis la barre très haute. Mais les athlètes qui la suivent ont autant de talent. Je trouve que l’équipe que je dirige cette année, si toutes les étoiles s’alignent, risque de nous amener loin ; nous avons des joueuses très talentueuses sur cette équipe et je pense qu’elles seront en mesure de poursuivre la tradition que représentent les Pandas de l’U de A, non seulement l’établissement, mais Canada-Ouest. Et, je l’espère, à nouveau le Canada… » 

Quant à Coderre, la confiance de ses joueuses témoigne du fait que son leadership est une force à la fois influente et omniprésente au sein du programme. D’être en mesure de constater lui-même, et ce à plusieurs niveaux, les succès du programme lui donne une assurance, une crédibilité qui les placent — lui et son programme — dans une classe à part et qui leur donne une visibilité qui attire énormément les jeunes joueuses de curling qui aspirent à exceller dans ce sport. Celles qui jouent pour lui en ce moment ne cessent de faire son éloge et le considèrent une figure importante dans leurs vies. 

« Garry est un des hommes les plus influents et inspirants avec qui il m’a été donné de travailler, autant comme entraîneur que comme personne humaine », de dire Streifel. « J’ai vraiment appris tellement de lui sur la glace, mais aussi au niveau de ma façon de me présenter, d’être, tout simplement. » 

Rocque, malgré toutes ses expériences, persiste à attribuer une grande part de son succès et de son approche au curling à Coderre. 

« Je ne pourrai jamais dire assez de choses positives sur lui (Coderre) », dit Rocque. « Personnellement, il a été là pour moi contre vents et marées et les autres filles peuvent en dire autant. Il est à la fois l’homme le plus apaisant et le meilleur motivateur que je connaisse. Il nous inspire toutes, chaque jour, à travailler juste un peu plus fort. Il nous donne la confiance dont nous avons besoin pour affronter les matchs importants. Au bout du compte, je crois que le secret est qu’il croit véritablement en nous. »  

Ne visant rien de moins qu’une nouvelle bannière U SPORTS, les Pandas amorcent la compétition finale de la saison remplies de confiance et de camaraderie entre elles, tout en étant bien conscientes du niveau de talent en curling U SPORTS et de la compétition supérieure qui les attendent.   

« Le niveau U SPORTS est de plus en plus reconnu et respecté en ce moment et un plus grand nombre des joueuses élites des juniors s’affirment au sein de U SPORTS », estime Streifel, qui s’est jointe comme réserviste à la formation des Pandas qui a remporté le titre en 2016. Je pense que cette expérience va nous aider à affronter plusieurs de ces autres équipes universitaires, surtout que nous avons vu un grand nombre de ces joueuses évoluer lors d’autres événements nationaux et nous sommes très à l’aise à l’idée de les confronter sur la glace. » 

Bien qu’elle n’arbore plus le vert et or, Rocque continue d’avoir bien confiance et énormément de respect pour les Pandas alors qu’elles amorcent la compétition nationale avec l’espoir de poursuivre le succès qu’elle a contribué à apporter au programme.. 

« Je crois qu’elles vont vraiment bien réussir », dit-elle. « Tout dernièrement, elles ont acquis de l’expérience au niveau international. Je pense que cela va jouer en leur faveur. Je pense sérieusement que le niveau U SPORTS est un superbe tremplin vers les niveaux junior chez les femmes comme chez les hommes. Le niveau de jeu est juste un peu plus haut mais ces filles-là ont vraiment tout ce qu’il faut pour défendre ce titre. » 

Les championnats canadiens de curling U SPORTS 2017 ont lieu du 18 au 22 mars au Club de curling Fort William à Thunder Bay. 

 

 

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Les championnats de curling U SPORTS-Curling Canada commencent samedi à Thunder Bay

U SPORTS Staff