Hockey sur gazon Féminin Nouvelles

Hockey sur gazon Féminin

Le courage de revenir : Abbey MacLellan fait des vagues à UCB après une blessure grave

Lucy Fox

C’est la première demie du premier match de l’Université de la Colombie-Britannique (UCB) contre leurs rivales, les Vikes de Victoria.

Après avoir compté son premier but comme Thunderbird de l’UCB, Abbey MacLellan met la pression sur la défensive des Vikes le long de la ligne droite de côté. Dans un effort pour sortir la balle de leur zone, la joueuse de défense d’UVic massacre la balle sur une passe en revers, dans l’espoir de rejoindre leurs avants — elle ne s’y rend pas. La balle bifurque vers le haut et frappe MacLellan près de son œil gauche, signant la fin de sa première saison U SPORTS, avant même qu’elle ne soit vraiment amorcée.

La native de Pownal, IPÉ, était alors une nouvelle recrue pour les T-Birds, ayant joué sa première saison comme recrue à l’Université Northeastern à Boston, Mass.  Comme Husky à Northeastern, MacLellan avait compté deux buts en 18 matchs. Qu’importe, l’aventure n’était pas ce qu’elle avait espéré alors MacLellan a effectué le transfert de retour au Canada pour sa deuxième année de compétition universitaire. Au lieu de retourner chez elle, cependant, elle a fait le saut vers l’Ouest.

« C’était surtout pour le hockey sur gazon, même si le programme académique est aussi excellent », dit MacLellan au sujet de son choix de fréquenter cet établissement de Vancouver. « Je connaissais Robin (D’Abreo, entraîneur-chef de l’équipe féminine de hockey sur gazon à UCB) depuis mon adolescence et je l’avais trouvé un excellent entraîneur à l’époque alors cela a sans doute influencé ma décision. »

N’étant déménagée à Vancouver que quelques mois plus tôt, la confrontation avec les Vikes était la première expérience de MacLellan au hockey sur gazon de U SPORTS. Sa blessure allait la forcer à manquer une année de jeu avec les Thunderbirds.

En fait, ça m’a fracassé le visage, me fracturant des os à cinq endroits différents 

Abbey MacLellan

Image-3.jpg (963 KB)

Comme l’explique l’avant de deuxième année, le processus de rétablissement a été long et ardu. Immédiatement après l’incident, elle a dû attendre une semaine complète pour réduire l’enflure avant de procéder à la reconstruction de son visage. Finalement, deux plaques ont été installées dans son visage pour soutenir les cinq différentes fractures.

À partir de là, ce fut à la fois un rétablissement physique et psychologique. Quoiqu’elle ait dû se contenter d’une diète liquide pour rétablir sa mâchoire, faire de la physiothérapie pour retrouver une certaine force musculaire dans son œil, se taper du temps le repos au lit, et perdre du temps d’étude à cause de sa commotion cérébrale et de la perte de fonction nerveuse dans la moitié de son visage, MacLellan affirme que les aspects psychologiques de sa blessure étaient tout aussi difficiles à saisir. Ça lui a donné une leçon de vie importante qui continue de l’habiter tous les jours.  

« Une fois blessée... je ne pouvais même plus me reconnaître, je ne pouvais pas pratiquer de sport, je ne pouvais pas vaquer à mes occupations d’étudiante et je crois que ce fut pour moi un moment incisif dans ma vie parce que j’ai soudainement réalisé : “Hey, je suis toujours moi, une personne qui fait ces activités-là, mais je ne les laisserai pas me définir ; j’ai beau les aimer, elles ne sont pas moi”, dit MacLellan. Je crois qu’il est vraiment important de réaliser ça lorsque notre parcours est interrompu, que ce soit de façon permanente ou temporaire. »

Tout au long de son rétablissement, MacLellan a également réalisé l’énorme système de soutien qui anime l’équipe de hockey sur gazon des Thunderbirds. Bien qu’elle ne connaissait ses coéquipières que depuis quelques mois avant son accident, l’équipe est vite devenue sa famille de la côte ouest.

Les filles m’accompagnaient à mes cours, m’apportaient de la nourriture — elles me gardaient toujours à l’œil — m’aidaient avec mon travail scolaire, toutes sortes de choses comme ça, Honnêtement, c’était incroyable. Même l’entraîneur Robin m’a téléphoné chaque matin pendant des semaines juste pour s’informer comment je me sentais.

Abbey MacLellan

La vétérane de cinquième année à UCB, Sophie Jones, explique que plusieurs membres de l’équipe ont aidé MacLellan en prenant des notes pour elle pendant ses cours, en passant du temps avec elle chez elle et en s’assurant qu’elle ne se sentirait pas seule tout au long de sa convalescence.

« Notre culture est “tricotée serrée” et nous nous traitons mutuellement avec respect. C’est un peu comme si nous étions toutes des sœurs l’une pour l’autre… certaines des filles ne la (Abbey) connaissaient pas aussi bien alors que certaines d’entre nous la connaissaient un peu plus, mais ça ne faisait aucune différence, » dit Jones. « Elle faisait partie de l’équipe, elle était l’une de nous et nous avons essayé d’être là pour elle et de l’aider à passer à travers cette période difficile. »

Maintenant, après une année à l’écart, MacLellan est de retour dans le feu de l’action avec les « Birds, bien qu’elle porte un masque cette saison pour éviter tout dommage additionnel. Ses nerfs n’étant pas revenus à cent pour cent, le masque lui donne la liberté de jouer sans s’inquiéter d’être frappée de nouveau et de perdre toute mobilité du visage en permanence. 

Dinos_vs_UBC_042DM_-_credit_David_Moll_430x175.jpg (128 KB)

Lorsqu’on la questionne au sujet de sa décision de revenir au hockey sur gazon, MacLellan explique qu’elle a bel et bien songé un moment à abandonner le sport. Mais, à la fin, elle n’a pas voulu que son accident définisse son histoire de hockey sur gazon. Elle veut se retirer à ses propres conditions et non à cause d’une blessure.

Aujourd’hui, elle excelle avec les Thunderbirds et se fait remarquer sur le terrain. Dans le second match de la saison régulière contre Victoria, le 17 septembre — l’anniversaire jour pour jour de sa blessure — MacLellan a annoncé son retour dans l’alignement de l’UCB, comptant le premier but dans une victoire de 3-0.  

Littéralement, rien ne l’arrête, elle ne fait que foncer, même contre UVic, ou n’importe quelle autre équipe, elle est une véritable puissance, une locomotive, qui ne montre aucune crainte.

Sophie Jones - Vainqueur de l'UBC de cinquième année

 

Lucy_Fox.png (913 KB)Lucy est étudiante de cinquième année au baccalauréat en études des médias de l'Université de la Colombie-Britannique. Auparavant, elle était stagiaire en communication avec les Whitecaps de Vancouver et la responsable des médias sociaux pour la classique Pat Quinn, un tournoi de hockey local à Vancouver. Elle est journaliste pour le journal du campus, The Ubyssey, depuis deux ans et est la rédactrice des sports du journal pour l'année scolaire 2017-18.

Hockey sur gazon Féminin

Top 10 du mardi: Allez Montréal: les Carabins au sommet du sondage de soccer masculin pour la première fois en huit ans

L’équipe U SPORTS