Hockey sur gazon Féminin Nouvelles

Hockey sur gazon Féminin

es connaissance avec vos entraîneurs de U SPORTS : Lynne Beecroft, Vikes de Victoria

L’équipe U SPORTS

U SPORTS s’entretiendra avec un athlète, un entraîneur, et un membre du personnel clés de chacun de ses programmes sportifs dans le cadre de notre série d’entrevues « Faites connaissance avec… »

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  • Nom: Lynne (BUZZ) Beecroft
  • École: Université de Victoria
  • Sport: Hockey sur gazon féminin
  • Poste: Entraîneure-chef
  • Ville natale: Victoria, C-B

1. Comment en êtes-vous venue à entraîner pour la première fois? Quel a été votre parcours jusqu’à ce poste d'entraîneure-chef des Vikes?

J’ai joué pendant huit ans au sein de l’équipe nationale féminine de hockey sur gazon, et ma carrière de joueuse a pris fin après les Jeux olympiques de 1984. À la fin des Jeux olympiques, ma coéquipière, Nancy (née Charlton) Mollenhauer, m’a demandé si j’étais intéressée à devenir entraîneure adjointe de l’équipe féminine de hockey sur gazon de l’UVic. Nancy en était à sa cinquième saison avec les Vikettes, et était d’avis que je pouvais aider Sandy Drever, l'entraîneure-chef de l'époque, à tirer le meilleur parti des joueuses de son équipe.

Cette saison-là, l’équipe féminine de hockey sur gazon de l’UVic a remporté son tout premier titre USIC national de hockey sur gazon. À la fin de la saison compétitive CW / USIC 1984, au mois de novembre, Sandy Drever a démissionné. Ken Shields, le directeur sportif de l'UVic, m'a engagée comme entraîneure-chef. J’occupe ce poste depuis 35 ans !

2. Qui sont les gens qui vous ont le plus influencée en tant qu'entraîneure?


J'ai été très influencée par mes parents. Ils se sont mariés à 17 ans et avaient déjà quatre enfants à l'âge de 22 ans. Cela aurait pu être la recette d’un désastre. Mais au lieu de ça, ils m'ont enseigné les bénéfices du travail acharné, la capacité du sacrifice, et le pouvoir de l'amour! J'ai utilisé ces trois ingrédients pour devenir l‘entraîneure et la personne que je suis aujourd'hui !

3. Comment décririez-vous votre style de coaching?

Je crois que je suis une entraîneure tournée vers les athlètes. Cependant, je me concentre davantage sur ce que chaque athlète peut faire pour améliorer son équipe, plutôt que sur ce qui est nécessairement meilleur pour chaque athlète à titre individuel. Je suis une bonne supportrice, désireuse de trouver et de reconnaître ce que les athlètes font de bien. Par mon approche spirituelle (d’âme à âme / de cœur à coeur), je fais de mon mieux pour dévoiler les sources de potentiel que chaque athlète possède.

4. Quel entraîneur admirez-vous le plus et pourquoi ?

J'admire les personnes (entraîneurs et autres) dotés de dispositions positives, encourageantes et aimantes, qui inspirent les personnes qui se trouvent dans leur environnement à réaliser davantage de choses que ce qu'ils pensaient possible. J'admire les personnes qui sont capables de trouver la / les leçon(s) dans l’adversité tout en étant capable de prospérer. J'admire les personnes qui sont passionnées (qui aiment de tout coeur, qui aiment ce qu'elles font), qui travaillent dur (qui sont prêtes à surpasser les autres), qui sont humbles (ne se soucient pas de savoir qui est crédité), qui sont courageuses (font face à leur peur et la conquièrent), loyales (veulent le meilleur pour l’équipe) et dignes de confiance (gardent parole).

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5. Quelle est la chose la plus inconventionnelle que vous ayez faite en tant qu'entraîneure?

 Chaque année, depuis 35 ans, je crée un thème pour notre équipe de hockey sur gazon féminin des Vikes, dans l’espoir d’enseigner à nos athlètes des compétences vitales dans un environnement amusant. Je pense que si les athlètes s’amusent, la peur ne peut pas s’emparer de leur esprit ; et donc, elles sont plus susceptibles de réussir sur le terrain.

6. Quel est votre plus grand moment ou votre plus belle réussite en tant qu’entraîneure?

En 1991, l’équipe féminine de hockey sur gazon de l’UVic était très jeune. Nous avions perdu quatre athlètes qui avaient obtenu leurs diplômes en 1990, et nos trois meilleures joueuses n'étaient pas disponibles pour jouer en raison de leur engagement envers l'équipe nationale. Avec seulement deux joueuses de cinquième année, un mélange de joueuses de deuxième à quatrième année et sept recrues, nous étions classées cinquième sur six des équipes participant au championnat de hockey sur gazon féminin de l’USIC. Lors du discours d’avant-tournoi, j’ai raconté aux joueuses l'histoire du bourdon. Selon les experts, les bourdons ne sont pas conçus pour voler parce que leurs ailes sont trop petites pour leurs corps. Fort heureusement, les bourdons ne peuvent pas écouter les experts ! J'ai mis au défi nos athlètes d'être pareil aux bourdons et de prouver que les experts avaient tort ! Lors du dernier match, au cours des prolongations, une joueuse de l’UBC a été blessée. Toutes nos athlètes se sont regroupées en formant un petit cercle. J’ai pensé que les joueuses senior étaient en train de dire aux recrues ce qu’elles devaient faire pour gagner le match. Plus tard, après avoir hissé la coupe McCrae, à titre de championnes nationales de hockey sur gazon, j’ai appris que, après s’être mises en cercle, les joueuses avaient touché leurs bâtons et commencé à «bourdonner» à l’unisson ! Comme le bourdon, elles aussi ont prouvé que les experts avaient tort !

7. Quel est le meilleur conseil que vous puissiez donner à un athlète ou à ses parents?

Mon conseil aux athlètes et aux parents est le suivant: «Si quelque chose vous est remis sur un plateau d’argent, rendez-le. Ce n'est que lorsque vous travaillerez réellement pour quelque chose que vous l'apprécierez vraiment ! »

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8. Comment avez-vous changé en tant qu'entraîneure au fil du temps? Quels principes / Quelles valeurs sont restés identiques?

Pendant de nombreuses années, j'ai voulu contrôler tous les exercices lors des entraînements et prendre toutes les décisions en matière de jeu, car je voulais m'assurer que les athlètes recevaient toutes le même message – mon message. Heureusement, cela a changé lorsque Krista Thompson a rejoint mon équipe d’entraîneurs en 1997. J’ai eu le sentiment qu’elle avait la même philosophie que moi : vouloir ce qu’il y a de mieux pour les athlètes et pour l’équipe. Ensemble, nous entraînons l'équipe depuis 22 ans ! C'est tellement mieux ! Toutes les qualités que j'admire chez les autres (voir question n ° 3), je continue de faire de mon mieux pour les incarner !

9. Qu’aimez-vous faire lorsque vous n'êtes pas en train d’entraîner?

Quand je ne suis pas en train d’entraîner, j'adore jouer au golf ! Cela me donne l’opportunité d'être dans la nature. Et, avec ce sport, je n'ai pas à craindre que quelqu’un essaie de me déposséder de la balle lorsque je déplace mon club de golf !

10. Quelle est la chose la plus embarrassante qui vous soit arrivée en tant qu’entraîneure ?

En 1990, notre équipe a connu une saison très réussie : 11 victoires et 1 match nul.Lors du banquet de l'USIC, le présentateur du prix de l'entraîneur de l'année était en train de lire à haute voix les mérites de l'entraîneure gagnante. J'ai entendu dire : «Elle a guidé son équipe vers 11 victoires et une égalité, a remporté une médaille d'or aux Jeux d'été du Canada (ce que j'avais fait) et…» Je n’ai pas entendu le reste des mots, ni qui avait été choisie comme récipiendaire du prix parce que les joueuses avaient commencé à applaudir. Alors que j’étais en train de me lever pour aller recevoir le prix de l'entraîneur de l'année, j'ai remarqué que mon amie, une autre entraîneure de l'UNB, était en train de se diriger vers la scène. Elle avait le même bilan que moi, avait remporté une médaille d'or aux Jeux d'été du Canada, etc. Elle avait été choisie comme gagnante du prix ! Je me suis glissée dans mon fauteuil, espérant que personne ne m’avait vue me lever pour accepter le prix !