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Que sont-ils devenus : Huit ans plus tard, Liz Knox espère continuer à faire croître le hockey féminin canadien

Jonathan Yue

Avec un CV sur lequel s’accumulent les victoires, Liz Knox, ancienne gardienne de but des Golden Hawks de Wilfrid Laurier, peut ajouter la Coupe Clarkson 2018 à son palmarès.

Après avoir été quatre fois championne de SUO, remporté le prix de la joueuse de hockey féminin de l’année de U SPORTS en 2010, gagné la médaille d’or à l’Universiade d’hiver de 2011 pour le Canada, Knox a de quoi se vanter. Toutefois, la native de Stouffville, en Ontario, préfère parler de ses coéquipières et des leçons qu’elle a apprises au cours des années en tant que gardienne de but.

Durant les années que j’ai passées à Laurier, j’ai connu des hauts et des bas et j’ai appris à accepter ou à jouer des rôles que je ne me sentais pas à l’aise de jouer; j’ai également connu de bonnes et de moins bonnes périodes en tant que gardienne de buts.

Liz Knox

« Durant les années que j’ai passées à Laurier, j’ai connu des hauts et des bas et j’ai appris à accepter ou à jouer des rôles que je ne me sentais pas à l’aise de jouer; j’ai également connu de bonnes et de moins bonnes périodes en tant que gardienne de buts », se rappelle Knox. « J’ai appris à gérer ma nervosité et à faire confiance à mon équipe parce qu’en tant que gardienne de but, il y a de nombreux aspects du jeu qui échappent à mon contrôle. »

Après cinq saisons avec les Golden Hawks, Knox a conclu sa carrière de U SPORTS avec une fiche remarquable de 90-7-2, ce qui lui a valu une nomination au Temple de la renommée des sports de Laurier en 2016. Deuxième gardienne de but à avoir mérité cet honneur, elle a rejoint Cindy Eadie, intronisée en 2014, au Temple de la renommée.

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(Credit: Kha Vo)

Knox avait déjà assisté à l’intronisation de certaines de ses coéquipières, mais elle n’avait jamais pensé qu’un jour son tour viendrait. D’après la joueuse de 29 ans, c’est la plus haute distinction qu’elle a reçue en carrière.

« C’est vraiment difficile à dire, n’ayant gagné qu’une seule Coupe Clarkson », explique-t-elle en riant. « J’ai assisté à l’intronisation de mon ancienne capitaine, Andrea Ironside. Personne ne méritait cet honneur plus qu’elle. Je dois aussi mentionner Cindy Eadie et Lauren Barch; lorsqu’on pense à ce que ces joueuses représentent, à l’impact qu’elles ont et aux rôles qu’elles ont joués au sein des équipes avec lesquelles elles ont concouru... Réaliser de bonnes statistiques en tant que gardienne de but avec l’aide d’une bonne équipe, ce n’est pas très difficile, mais lorsque son école, celle qu’on a représentée avec tant de fierté reconnaît notre leadership sur la patinoire et dans la communauté, il n’y a pas de plus grand honneur. »

Comme beaucoup d’autres, Knox est tombée en amour avec le hockey dès le moment où elle a tenu le bâton pour la première fois. Ayant appris le patinage artistique, Knox a enfilé des jambières pour la première fois à l’âge de sept ans dans une ligue locale et ne les a jamais enlevées.

 

Lorsque je serai vieille, j’espère qu’un jour je verrai une ligue professionnelle féminine dans laquelle les femmes feront assez d’argent pour vivre avec seulement un emploi à temps partiel ou sans autre emploi et qu’elles pourront se concentrer sur leur vie de joueuses de hockey.

« J’ai toujours aimé le patinage artistique, et à un moment donné, j’ai voulu concourir en patinage artistique aux Olympiques », raconte Knox. « À ma première année, toutes les joueuses se relayaient devant le but, j’ai également eu l’occasion de le faire et j’ai aimé ça. »

Au bout du compte, Knox peut revenir sur sa carrière en sachant qu’elle a gagné dans chacune des ligues au sein desquelles elle a concouru. En effet, celle qui a été championne de SUO a par la suite été victorieuse de la ligue australienne de hockey féminin et est aujourd’hui championne de la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF).

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(Crédit: Heather Pollock)

Sa passion pour le sport l’incite à contribuer à sa croissance en en faisant la promotion auprès des filles de la relève. Après avoir vu la croissance du hockey à Markham, grâce notamment au soutien constant du maire de Markham, Frank Scarpitti, Knox espère qu’un jour, les femmes qui évoluent dans les ligues professionnelles – comme les 11 anciennes étudiantes-athlètes de U SPORTS en lice pour le repêchage de la LCHF dimanche – se concentreront uniquement sur le hockey.

« Lorsque je serai vieille, j’espère qu’un jour je verrai une ligue professionnelle féminine dans laquelle les femmes feront assez d’argent pour vivre avec seulement un emploi à temps partiel ou sans autre emploi et qu’elles pourront se concentrer sur leur vie de joueuses de hockey », indique Knox, qui a reçu le Prix BLG en 2010 à titre d’athlète féminine de l’année de U SPORTS. « Cela fait une différence, non seulement pour les joueuses, mais aussi pour ce qui se produit sur la glace. »

 

C’est merveilleux de penser que le succès me suit. J’espère que tout cela est le fruit de tout ce qui a été fait au moment où cela devait être fait.

« Dans mon équipe, je suis celle qui compte le plus de temps dans la ligue, et je suis heureuse de pouvoir prendre part à la conversation sur l’avenir du sport et d’aider à faire connaître Markham à la LCHF. C’est bon pour notre équipe et pour notre communauté, qui nous a tellement soutenues. » 

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(Crédit: Adam Gagnon)

C’est quelque chose qu’elle espère partager, alors qu’elle continuera à célébrer la victoire de son équipe à la Coupe Clarkson, dans l’espoir que les joueuses de la relève poursuivent sa série victorieuse.

« C’est merveilleux de penser que le succès me suit. J’espère que tout cela est le fruit de tout ce qui a été fait au moment où cela devait être fait. Cela confirme que le travail que nous avons accompli et le processus que nous avons suivi en valaient vraiment la peine. »