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L’Étoilé canadien Stienburg bien chez lui derrière le banc U SPORTS

Tim Wharnsby

Vers la fin de l’hiver 1994, la prometteuse carrière de Trevor Stienburg s’est éteinte avant même son 28e anniversaire de naissance.

Une décennie plus tôt, lors du repêchage de 1984 de la LNH, les Nordiques de Québec avaient arrêté leur 15e sélection générale sur Stienburg, à 14 places derrière Mario Lemieux qui avait été le premier choix du repêchage, alors que Kirk Muller — grand ami de Stienburg — avait été le second.  

Mais, bien que Stienburg ait compté dès sa première apparition dans son premier match de la LNH contre Muller et les Devils du New Jersey, tard dans la saison 1985-86, lorsqu’il a été rappelé de son équipe junior, les Knights de London, la carrière professionnelle de l’ailier droit n’a jamais vraiment démarré.  

Il a subi une sérieuse blessure au dos qui a nui à son patinage. Il a, par la suite, connu des problèmes aux genoux et, finalement, un très sévère problème à l’épaule a mis fin à sa carrière.

À ce moment-là, il n’avait jamais songé à devenir entraîneur. Tout ce qu’il voulait c’était de trouver moyen de poursuivre sa carrière de joueur.

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Une fois ses jours comme joueur terminés, le natif de Moscow, Ont., (juste au nord de Kingston) a pénétré le marché du travail à Halifax. Il y avait vécu pendant deux saisons de carrière professionnelle avec les Citadels d’Halifax de la LAH et était tombé sous le charme de la communauté.  

Et, comme de raison, quelques années plus tard, il a commencé à aider un vieux copain de hockey, Darrell Young, qui à ce moment-là était entraîneur-chef à l’Université de Dalhousie. Stienburg a, par la suite, pris en charge sa propre équipe, les East Hants Penguins de la ligue de hockey Junior A des Maritimes.

Soudainement, il s’est retrouvé derrière le banc des Huskies de Saint Mary’s en 1997-98.

J’étais tellement obsédé par l’idée de sauver ma carrière que je n’ai pas un instant pensé à entraîner. Une fois que ce fut vraiment fini pour moi, j’ai pleinement réalisé à quel point j’aimais ce sport et combien il me manquait. 

Stienburg

« Je ne suis pas certain d’avoir, à quelque moment que ce soit de ma carrière de joueur, songé à devenir entraîneur, » de dire Stienburg. J’étais tellement obsédé par l’idée de sauver ma carrière que je n’ai pas un instant pensé à entraîner. Une fois que ce fut vraiment fini pour moi, j’ai pleinement réalisé à quel point j’aimais ce sport et combien il me manquait. »  

En deux décennies à la tête de Saint Mary’s, il a récolté une Coupe universitaire U SPORTS en 2010, une deuxième place en 2013, un effort médaille de bronze en 2016, une médaille d’or à l’Universiade d’hiver 2007 avec l’équipe du Canada, et trois prix commémoratifs Father George Kehoe à titre d’Entraîneur de l’année du hockey masculin U SPORTS.

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« Il y a eu des hauts et des bas et certainement quelques défis, » de raconter Stienburg, lors de la victoire de l’équipe junior mondiale canadienne à St. Catharines, Ont., où il faisait partie du personnel entraîneur.

Lorsque je m’arrête et que je regarde en arrière, je me rends compte que — les premières années — je ne pensais qu’aux victoires et aux défaites. Mais, une fois que tu découvres les aspects “collectes de fonds” et recrutement, tu y prends goût. Le meilleur aspect de mon boulot est toutefois de pouvoir offrir à des jeunes la possibilité de continuer à jouer au hockey tout en s’instruisant. C’est extraordinaire de voir arriver des athlètes aussi avides de réussir leurs études. 

Stienburg

Au cours de sa carrière junior et professionnelle, Stienburg a évolué pour plusieurs grands noms parmi les entraîneurs, tels que Michel Bergeron, André Savard, Jean Perron, Clement Jodoin et Joël Quenneville. Alors que chacun a influencé Stienburg, celui qui a eu le plus d’impact fut son entraîneur de niveau II à Brockville, Ont., alors qu’il n’avait que 16 ans.

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« Quand je repense à tous mes entraîneurs, chacun avait quelque chose à offrir, d’une manière ou d’une autre, » explique-t-il. « Mais je pense que Mac McLean a été celui qui m’a le plus marqué. Il fut mon premier véritable entraîneur en dehors du hockey mineur. Je suis vraiment convaincu qu’il adorait enseigner et me laissait toujours l’impression que je m’étais amélioré. Il avait ce don d’être très strict et exigeant, mais une fois hors de la patinoire, tu savais qu’il avait ton bien à cœur. »

Stienburg est fougueux et aussi intense qu’on puisse trouver ; il doit souvent rappeler à ses athlètes qu’il ne les critique qu’à titre de joueurs de hockey et non comme personnes.

Pour remporter des matches de hockey, il faut que tu forces certains à faire ce qu’ils n’ont pas envie de faire. Dans la poursuite d’un objectif commun, il faut faire des sacrifices. Je pense que ceci s’applique dans tous les secteurs de la vie. Ce n’est souvent que plus tard dans la vie que tu réalises qui te voulait le plus de bien. 

Stienburg

« Je peux être très dur, parfois, et je ne suis pas le plus diplomates des personnages ; j’ai souvent eu à m’excuser à certains joueurs d’avoir été trop tranchant avec eux, » avoue Stienburg. Mais pour remporter des matches de hockey, il faut que tu forces certains à faire ce qu’ils n’ont pas envie de faire. Dans la poursuite d’un objectif commun, il faut faire des sacrifices. Je pense que ceci s’applique dans tous les secteurs de la vie. Ce n’est souvent que plus tard dans la vie que tu réalises qui te voulait le plus de bien. »

Il ne fait aucun doute que c’est ce que pense l’équipe du championnat national de 2009-10. Les Huskies ont renversé les Golden Bears de l’Alberta (premiers au classement) au compte de 3-2 en prolongation.

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À l’instar de leur vaillant entraîneur, qui a perdu 75 lb, suite à une infection du pancréas qui a hospitalisé Stienburg à l’été 2008, les Huskies avaient un joueur absent — Colby Pridham — dû à une luxation de l’épaule, lors de la Coupe universitaire, et un joueur limité aux jeux de puissance à cause d’une blessure.

Alors avec un alignement appauvri, l’ailier de première année — Brad Smith — a été promu de la quatrième à la deuxième ligne pour triompher avec un but gagnant en prolongation pour donner à Stienburg et Saint Mary’s sa première Coupe universitaire.  

Oui, toutes ces années plus tard, le brillant espoir est devenu tout un entraîneur !