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Faites connaissance avec vos entraîneurs de U SPORTS : Shawn Sky, Cougars de Mount Royal

L’équipe U SPORTS

U SPORTS s’entretiendra avec un athlète, un entraîneur, et un membre du personnel clés de chacun de ses programmes sportifs dans le cadre de notre série d’entrevues « Faites connaissance avec… »

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  • Nom: Shawn Sky
  • École: Université Mount Royal
  • Sport: Volleyball masculin
  • Poste: Entraîneur-chef
  • Ancienneté: 15 ans
  • École / poste précédent: Entraîneur-chef, Griffins de MacEwan
  • Ville natale: Fairview, Alta.

1. Comment en êtes-vous venu à entraîner pour la première fois? Quel a été votre parcours jusqu’à ce poste d'entraîneur-chef à l’Université Mount Royal?

J'ai grandi dans une petite ville où on pratiquait tous les sports. C’était super de pouvoir être exposé à toutes sortes de personnes et à toutes sortes d'entraîneurs. Je pense qu’on voit le sport différemment lorsqu’on a l’opportunité de pratiquer plusieurs sports. J'ai commencé à entraîner lorsque j’avais 19 ans. J'ai suivi un cours d’entraîneur auprès de Leigh Goldie au Collège régional de Grande Prairie, et j'ai fini par entraîner l'équipe junior universitaire à GP Composite tout en jouant dans l'équipe universitaire. De là, je suis devenu passionné.

J'ai continué à entraîner tout en travaillant sur l’obtention de deux diplômes de premier cycle à l'Université de l'Alberta, et ensuite je suis devenu enseignant au secondaire. J'ai passé plusieurs années à entraîner des équipes de lycée, de club (Club de Volleyball du Nord de l'Alberta) et des équipes provinciales. J'ai eu la chance d'entraîner des personnes formidables, et d'avoir des mentors incroyables. Un certain nombre de futurs athlètes universitaires et de futurs athlètes des équipes nationales ont joué dans ces équipes. Au cours de mes six années avec le Club de Volleyball du Nord de l'Alberta, nous avons remporté trois championnats nationaux. Cela a ouvert plusieurs portes.

À partir de là, j'ai poursuivi une maîtrise en psychologie du sport à l'Université de l'Idaho, dans le but de devenir professeur et entraîneur à l'université. Durant mon séjour en Idaho, le poste d'entraîneur-chef au Collège Grant MacEwan - maintenant connu sous le nom d’Université MacEwan - est devenu disponible. Deux ans plus tard, cela a conduit à une opportunité à Mount Royal. En 2004, je suis devenu professeur et entraîneur à Mount Royal. Pendant les 14 années suivantes, j'ai entraîné et enseigné la psychologie du sport. L’année dernière, je suis devenu entraîneurà temps plein.

2. Qui sont les gens qui vous ont le plus influencé en tant qu'entraîneur?

Mes parents sont ma plus grande influence. Ce sont des supporters formidables, et ils m’ont donné des principes de base pour construire ma vie. Une grande partie de ce que j'ai appris en grandissant se retrouve de manière évidente dans la philosophie que j’ai de l’entraînement. Sans mes parents, je ne serais nulle part. 

Du point de vue de l’entraînement, mes deux plus grandes influences sont Ron Thomson et Gane Olsen.

J'ai joué pour Ron au Collège régional de Grande Prairie, et j'ai beaucoup appris de lui sur le sport. C’est le meilleur entraîneur technique que j’ai jamais rencontré. Exigeant, compétitif. Il est inventif. Lors de ma première année, nous avons perdu nos deux passeurs, alors il a fait de moi un passeur, sur le champ, cette saison-là. Il réalise un travail incroyable pour tirer le meilleur parti de son équipe et de chaque individu. Je n'ai joué pour lui que pendant deux ans, mais ce fut une expérience incroyable qui a façonné la personne que je suis, et aussi, très certainement, l'entraîneur que je suis devenu.

Pour ceux qui ne connaissent pas Gane (il est actuellement le principal de l’école Harry Ainlay à Edmonton), c’est un leader et un entraîneur incroyable, et c’est une personne encore plus fantastique. Les connaissances et la patience qu'il m’a transmises ont changé ma vie. Il m’a, pour ainsi dire, donné une classe de maître en matière d’entraînement et de leçon de vie sans que je m’en rende vraiment compte. Cela a considérablement accéléré mon développement. J'étais un jeune entraîneur inexpérimenté qui pensait savoir beaucoup de choses. J'ai fait beaucoup d'erreurs.

Nous avions l’habitude de nous asseoir ensemble et de discuter pendant des heures. Il ne m'a jamais fait la leçon, il soulignait toujours l’importance des découvertes à faire par soi-même. Lors de la plupart de nos discussions, j’avais besoin de faire des pauses, ma tête nageait sous les informations, et j'avais besoin de temps pour comprendre tout ce qu'il m’expliquait. Il a fait tout ça pendant que j’ai entraîné son fils Mike, de la 8e à la 12e année. Un jour, Mike a dit à propos de nous : «Nous avons grandi ensemble, lui en tant qu’entraîneur et moi en tant que joueur.» C’est vrai. Je n’en reviens pas du niveau de patience que Gane avait. J’ai fait de nombreuses erreurs en tant qu’entraîneur à l’époque où j’entraînais son fils; la patience dont il a fait preuve, et l’éducation qu’il m’a apportée – je lui en serais toujours reconnaissant.

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3. Comment décririez-vous votre style d’entraînement?

Excellente question. Mon style a définitivement changé au fil des ans, et il continue d’évoluer. 

Je pense que quelle que soit la chose que l’on fasse, il faut continuer à grandir. Continuer à apprendre. C’est probablement la même chose avec la façon dont j’entraîne. Comme Ron, je suis assurément exigeant, férocement compétitif, et je pense que «qui aime bien, châtie bien.» Je pense qu’il faut intégrer l'entraînement mental à l’entraînement pratique. Les deux ne devraient pas être séparés. Je me concentre vraiment sur la technique et la tactique, mais au bout du compte, je comprends aussi que le sport est simplement un moyen pour les gens de découvrir qui ils sont. Ce qui m’intéresse le plus, c’est d’aider les gens à se développer de manière holistique. Si tout ce que nos gars réalisent au final se limite uniquement à devenir meilleurs au volleyball, alors j’aurais échoué.

4. Quel entraîneur admirez-vous le plus et pourquoi?

Il y en a deux qui me viennent à l’esprit : John Wooden et Gregg Popovich. 

Ce sont deux entraîneurs et professeurs incroyables. Très axés sur les principes, et plus intéressés par les personnes et les relations que par les résultats. Ils ont le genre de perspective à laquelle nous devrions tous aspirer. Le sport est un véhicule qui aide à mener sa vie, et il y a beaucoup de choses qui ont bien plus d’importance que le sport. Wooden et Popovich ont tissé des liens éternels avec les athlètes qu’ils ont entraînés. Ils ont eu du succès à bien des égards.

5. Quelle est la chose la plus inconventionnelle que vous ayez faite en tant qu'entraîneur?

Je pense que cela fait partie de notre travail de constamment faire des choses qui soient inconventionnelles. C'est ça le métier d’entraîneur. C’est le fun d’expérimenter avec la façon dont le jeu se joue, qu’il s’agisse des systèmes, de l’alignement des équipes, ou des postes. Trop souvent, notre jeu peut devenir très rigide en termes de techniques de jeu. J'aime voir des équipes et des entraîneurs qui expérimentent.

Au début de ma carrière d'entraîneur, nous avons remporté les championnats nationaux des clubs des moins de 18 ans en jouant contre des joueurs de 6 pieds 2 pouces avec un seul milieu - 2 passeurs, 1 milieu, 3 ailiers de petites taille, et notre ailier le plus grand mesurait 6 pieds 1 pouce. Incroyable contrôle du ballon. Une méthode très peu orthodoxe, mais qui s'est révélée très amusante. Quand les gens pensent que vous ne pouvez pas faire quelque chose, parce que votre méthode est différente, cela ajoute une touche de plaisir.

Je pense que la même chose s'applique aux joueurs / aux postes. Les athlètes sont encadrés pour jouer à certains postes, mais ces postes ne leur conviennent peut-être pas, et cela limite leur développement. Colton de Man et Josh Kirkham ont tous deux commencé leur carrière universitaire à l’UMR en tant que passeurs. Une fois que nous avons appris à les connaître, il est devenu logique pour eux de jouer à d’autres postes afin de pouvoir s’épanouir. Colton est passé du côté gauche pendant sa deuxième puis sa troisième année, et il est ensuite parti évoluer au sein de la FISU, au Centre national d’entraînement et au niveau pro. Josh est devenu milieu au cours de sa troisième année, et est devenu étoile de Canada Ouest arrivé en cinquième année. Il aurait facilement pu jouer au pro s'il l'avait voulu.

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6. Quel est votre plus grand moment ou votre plus belle réussite en tant qu’entraîneur?

En termes de résultats, je pense que le meilleur reste à venir. 

Je suis très fier de plusieurs grands moments. La saison passée a été formidable. Quelques grandes étapes ont eu lieu pour notre programme. Notre équipe a participé aux championnats U SPORTS pour la première fois. C'était la première fois qu'une équipe d’UMR se qualifiait pour un championnat national au niveau U SPORTS. Il y a sept ans, nous sommes passés de l’Association canadienne du sport collégial à U SPORTS. Ça a été un travail difficile. Donc, cette année représente un grand pas en avant, et un pas à marquer d’une pierre blanche. J'espère que ce n’est qu’un début pour notre programme et pour notre école.

Chaque fois que vous remportez un championnat national, quel que soit son niveau, c’est une expérience surréaliste. La joie affichée sur les visages est incroyable. Nous l’avons accompli au niveau de l’ACSC. Je veux vraiment que l’UMR parvienne à accomplir cet exploit au niveau U SPORTS. 

J'ai eu deux fois le privilège de représenter notre pays. En tant qu'entraîneur adjoint de notre équipe nationale junior en 2006, et en tant qu'entraîneur-chef de notre équipe nationale de jeunes cet été. Ce furent des expériences formidables et un véritable honneur. 

Cela peut sembler cliché, mais je n’en ai que faire. Les moments les plus importants sont les relations que vous établissez avec les gens. Vous vous rencontrez par le biais du sport, et ensuite, vous faites partie de la vie des uns et des autres, et cela peut durer toute une vie. Rien n’est meilleur que ça.

7. Quel est le meilleur conseil que vous pouvez donner à un athlète ou à ses parents?

 Le plus important doit être l'éducation. Le sport, c’est génial. Cela peut ouvrir beaucoup de portes. Mais même une carrière professionnelle formidable dans le sport s’achève au cours de la trentaine. Au final, le sport s’inscrit en complément de l’éducation d’une personne. Avant tout, il s’agit de trouver l’enseignement académique qui vous convient. Prenez votre temps, et lorsque vous choisissez une école, soyez égoïste à propos de ce choix. Les études doivent occuper la première place. Choisissez l'endroit qui vous convient le mieux.

Pratiquez toutes sortes de sports. C'est mieux pour vous. Surtout pour votre bien-être mental et physique. En ce moment, il y a beaucoup trop de spécialisation sportive. La monétisation du sport en est l’une des causes principales. L'épuisement professionnel est une réalité. Nous faisons du sport parce que nous aimons ça. Cela doit être protégé. Pratiquez plusieurs sports aussi longtemps que vous le pouvez. Vous serez un meilleur athlète en général. Vous apprécierez le sport encore davantage. Pour moi, cela signifie pratiquez toutes sortes de sports durant tout le lycée, si vous pouvez vous le permettre, d’un point de vue académique et aussi financièrement.

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8. Comment avez-vous changé en tant qu'entraîneur au fil du temps. Quels principes / Quelles valeurs sont restés identiques?

Mes athlètes et mes anciens élèves diront que je me suis définitivement adouci. J'ai changé ou j’ai grandi, ça c’est sûr. Je pense qu’avoir des enfants, c’est cela qui vous change le plus.

Mais mes valeurs fondamentales n’ont pas changé. Bien que je sois incroyablement compétitif et que j’adore gagner, je pense que quel que soit le sport ou le niveau auquel vous entraîniez (qu’il s’agisse de soccer U6 ou de volleyball de Canada Oest), il devrait toujours être question de trois choses : le développement, la discipline et le plaisir.

Le développement, c’est simplement se concentrer sur la croissance. Travailler pour vous améliorer et améliorer votre équipe.

La discipline signifie la discipline de soi. Vous travaillez dur, mais à quel point ? Quel est votreengagement et votre niveau de devotion au sport? Nous faisons tout le temps référence au fait qu’il faille donner 100% de tout ce que vous avez ce jour-là.

Quand on prend du plaisir à jouer, c’est là qu’on joue de notre mieux. Tout le monde a une définition différente du plaisir, et certaines personnes n’aiment pas le terme, mais lorsque nous nous amusons, nous jouons de notre mieux en raison de notre état d’esprit - nous sommes dans le moment présent, concentrés sur le processus, détendus et confiants.

9. Qu’aimez-vous faire lorsque vous n'êtes pas en train d’entraîner?

Passer du temps avec ma famille. Je suis une personne très chanceuse. J’ai la chance d’avoir une femme extraordinaire et nous avons deux jeunes filles énergiques - Ella et Mackenzie. Nous sommes une famille assez active ; nous faisons du ski, nous nageons, nous patinons, nous faisons du vélo et nous voyageons à chaque fois que nous le pouvons. Les filles pratiquent une grande variété de sports, de la ringuette au soccer. En dehors de cela, j'adore la pêche à la mouche, et ma femme et moi aimons beaucoup jouer au golf.

10. Quelle est la chose la plus embarrassante qui vous soit arrivée en tant qu’entraîneur?

Il n’y a pas une chose en particulier, mais fort heureusement, il n’y a pas vraiment de vidéos de mes premières années d’entraînement au sein de l’ACSC. Ou du moins, j'espère qu’il n’y en a pas. J'étais assez démonstratif à l’époque. Je pense que ce serait assez embarrassant à regarder aujourd’hui.