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Faites connaissance avec les membres du personnel sportif de U SPORTS : Loralyn Murdoch, Timberwolves de UNBC

L’équipe U SPORTS

U SPORTS s’entretiendra avec un athlète, un entraîneur, et un membre du personnel clés de chacun de ses programmes sportifs dans le cadre de notre nouvelle série d’entrevues « Faites connaissance avec… »

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  • Nom : Loralyn Murdoch
  • École : Université de la Colombie Britannique du Nord
  • Poste : Directrice des sports et de la récréation
  • Ancienneté : cinq (5) ans
  • Ecole / Poste précédent : Entraîneuse-chef, basketball féminin, UCB
  • Ville natale : Prince George, C.B.

 1.Comment avez-vous obtenu votre poste actuel et qu'est-ce que vous appréciez le plus à propos de votre travail ?

Ce poste n’est pas celui auquel je m’attendais ou auquel j’aspirais au moment où j’ai posé ma candidature. Le chemin de la vie est parsemé d’Ys, que d’autres appelleront des fourches ou des carrefours.

La naissance prématurée de ma fille, à 16 semaines et alors qu’elle ne faisait que 568 grammes a rapidement fait bifurquer mes aspirations d'être entraîneuse. Originalement, j’avais cru que je prendrais quelques jours de congé et serais ensuite de retour dans le gymnase ; ce fut plutôt 15 mois après sa naissance que je suis retournée sur le marché du travail et la situation et ma perspective avaient changé. J’ai assumé mon rôle d’entraîneuse pour une autre saison et demie puis, brusquement, en l’espace de quatre mois l’un de l’autre, mon père et ma sœur sont décédés. L’adversité remet très vite les choses en perspective et ces événements ont réaffirmé que, bien que le coaching soit ma passion, ma priorité était ma famille. J’avais une fille magnifique de deux ans, en pleine santé, et je me savais bénie. Le poste de directeur des sports a été affiché dès la fin de ma première saison de coaching U SPORTS et j’ai suivi les conseils de mon père et de ma sœur — de toujours aspirer à apprendre de nouvelles choses et à sortir de ma zone de confort — et j’ai posé ma candidature. Je ne croyais pas obtenir le poste, mais une fois mon résumé soumis, je me suis préparée du mieux que j’ai pu et ce poste est devenu mon nouvel objectif.   

Ce que j’apprécie le plus de ce poste est l’occasion qu’il m’offre de rencontrer, d’agir comme mentor, et de faire partie du parcours d’autant d’étudiants-athlètes exceptionnels. Mon intérêt principal préalable, axé sur le programme de basketball féminin, s’est transformé en un intérêt pour toutes les équipes des Timberwolves et pour tous les étudiants-athlètes. Rien ne me fait plus de plaisir que lorsqu’ils s’arrêtent à mon bureau, que j’ai la chance d’échanger avec eux et d’apprendre à connaître la personne qu’est chacun d’entre eux et de les voir évoluer au sein de leur sport respectif. Elles sont des ambassadrices de l’UCBN, ils sont des modèles à suivre, des membres qui contribuent à leur communauté et je suis tellement fière d’eux. C’est gratifiant de développer ces relations et de laisser à leurs entraîneurs le souci de la course, des exercices et du conditionnement physique quotidien.   

2. Qui a eu le plus d’influence sur votre carrière ?

 Ken Shields. Il a été, et continue d’être, un mentor pour moi. Il m’a poussée à sortir de ma zone de confort et continue de me responsabiliser, de me questionner. Je suis éternellement reconnaissante pour son amitié, ses conseils, ses critiques constructives et son soutien indéfectible. Partager des mets chinois à sa table avec lui et sa conjointe Kathy, tout en discutant de la façon de se défendre contre l’écran de l’UIV est un moment que je n’oublierai pas de sitôt. Pas certaine que nous avons fini par nous entendre sur la meilleure formule, mais nous étions tous sûrement d’accord que, quoi que nous fassions, il fallait le faire avec minutie.

3. Quel est votre plus grand moment sportif ou quelle est votre plus belle réussite ?

D’avoir remporté la première bannière provinciale CAACB de l’UCBN à domicile, l’année inaugurale de nos nouvelles installations.

4. Comment définiriez-vous un étudiant-athlète de l’UCBN ?

Un étudiant-athlète de l’UCBN est un athlète qui fait partie de la famille Timberwolf. C’est un groupe très spécial, recruté d’abord parce que son orientation académique cadrait bien avec les programmes offerts à l’UCBN, et ensuite en raison de sa poursuite de l’excellence dans le sport. Ces étudiants-athlètes sont de bonnes personnes qui redonnent à la communauté, qui travaillent fort dans leurs cours respectifs, aspirant à devenir des étoiles académiques canadiennes, et ils ont une passion pour leur sport. Nos étudiants-athlètes sont fiers de porter les couleurs de notre établissement et ils ont comme objectif commun de vouloir amener leurs équipes respectives au niveau suivant. Comme membres d’un jeune établissement U SPORTS, nos étudiants-athlètes en veulent toujours davantage, sur et en dehors du terrain.

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5. À quoi ressemble le succès pour le programme sportif de l’université de la Colombie-Britannique du Nord ?

Nous considérons certains points comme le maintien ou la fidélisation et nous sommes fiers de dire que notre taux de rétention de nos étudiants-athlètes est très élevé. Le nombre de nos étoiles académiques canadiennes a augmenté chaque année depuis que nous faisons partie de Canada Ouest et, cette dernière saison, chacune de nos équipes s’est rendue à l’après-saison. Nous avons des entraîneurs talentueux et engagés qui recrutent d’excellents étudiants-athlètes et cela est évident dans leurs vestiaires et au chapitre des résultats qu’ils obtiennent. Le succès n’est pas défini que par les victoires et les défaites à l’UCBN, il inclut aussi la communauté, le recrutement [domestique et international], la rétention, la progression académique, le taux de graduation et l’implication des anciens.

6. Quel est le plus grand défi que vous rencontrez dans le monde sportif d'aujourd'hui?

Je dirais que ce sont les restrictions financières. Les universités sont forcées de dépendre de plus en plus des collectes de fonds et ce n’est pas suffisant. Mon objectif à long terme serait d’avoir un financement durable pour des bourses d’études et des octrois et pour être en mesure d’aider nos entraîneurs à poursuivre des calendriers hors-concours plus compétitifs. Comme nous faisons partie d’une région éloignée, les coûts de déplacement sont très élevés.

7. À quelle place souhaitez-vous voir le sport universitaire canadien dans 3 à 5 ans ?

Je crois que le sport universitaire canadien va poursuivre sa croissance pour les trois à cinq prochaines années. Grâce aux médias sociaux et à l’excellent travail de notre personnel préposé à l’information sportive à travers le pays, la visibilité s’accroît et continuera de s’améliorer. L’accès à la diffusion en direct des matchs et la croissance constante de notre produit ne se contenteront pas de nous apporter du soutien, mais feront en sorte que nous le conserverons.    

8. Si vous pouviez vous asseoir pour dîner avec une personne du monde sportif [athlète, entraîneur ou gestionnaire], qui serait-ce ? Pourquoi ? De quoi parleriez-vous ?

John Wooden – Je serais tout simplement éblouie !

Pourquoi ? Il m’a tellement inspirée, comme jeune coach. J’ai lu tous ses livres et appris tellement sur la vie en général ! Il a soulevé une telle variété d’aspects du coaching qui n’avaient rien à voir avec les X et les O. Sa religion, sa famille, et sa vision de bâtir une tradition s’entremêlaient, quant à moi, de façon remarquable. Il m’a réellement et profondément inspirée.

Je lui parlerais d’établir une culture, une tradition, et de tous les modules ou composantes de sa « Pyramide du succès ». La manière dont il a transmis sa certitude, son positivisme à ses équipes, ainsi que les séquences victorieuses qu’elles ont connues m’impressionnent au plus haut point.   

9. Que diriez-vous à un partisan de sport qui n’a jamais regardé ou assisté à un match ou une compétition U SPORTS ?

Je lui recommanderais fortement de le faire et je lui rappellerais constamment que ces athlètes sont des étudiants, d’abord et avant tout. Ils ont des charges de cours complètes, font du bénévolat au sein de la communauté et dévouent plus de temps à leur sport que certaines personnes à leur gagne-pain quotidien. Le niveau de jeu est extrêmement élevé et l’esprit compétitif les surprendrait.

10. Qu’aimez-vous faire lorsque vous n’êtes pas au travail ?

J’adore faire de l’équitation, participer à des concours hippiques avec mon cheval et passer du temps avec ma fille, ma famille, et mes amis au lac.